Comprendre et Sélectionner en 2024 : I2C, SPI, UART Expliqués

Introduction

En 2024, les protocoles de communication tels que l’I2C, le SPI et l’UART restent des composants essentiels de l’univers de la tech. Utilisés pour la communication entre divers dispositifs électroniques, ces protocoles sont le cœur invisible qui maintient nos systèmes embarqués et périphériques interconnectés en fonctionnement optimal.

Dans cet article, nous allons décortiquer ces trois protocoles pour vous fournir une compréhension claire et pratique de leurs fonctionnalités, de leurs avantages et de leurs limites. Que vous soyez un développeur, un étudiant en électronique, ou simplement curieux de savoir comment les dispositifs communiquent, ce guide est conçu pour vous.

Nous débuterons par explorer les modes opératoires de chaque protocole, appuyés par des GIFs explicatifs pour une visualisation directe. Ensuite, nous comparerons l’I2C, le SPI et l’UART sous différents angles : vitesse, facilité d’utilisation, et cas d’usage typiques. Notre objectif ? Vous aider à choisir le protocole le plus adapté à vos projets actuels et futurs.

Plongeons ensemble dans le monde pratique des protocoles de bus en 2024.

Le Protocole I2C : Communication Intuitive

Principes de base et mode opératoire

D’abord, l’I2C (Inter-Integrated Circuit) est un protocole de communication série synchrone et bidirectionnel en mode half-duplex. Ensuite, il permet la connexion de multiples équipements, maîtres ou esclaves, sur un bus. De plus, les communications se font toujours à l’initiative d’un maître vers un ou plusieurs esclaves, sans communication directe entre maîtres ou esclaves. Enfin, le protocole utilise deux lignes : SDA (Serial Data Line) pour les données et SCL (Serial Clock Line) pour l’horloge.

Ce GIF simplifié illustre le processus de base de l’I2C, montrant comment le maître initie la communication avec un esclave en utilisant son adresse, suivie d’une commande. Pour des raisons de clarté, nous omettons certaines subtilités telles que l’acquittement après chaque transfert de données

Fonctionnement de l’I2C : Lecture et Écriture

Le protocole I2C, un système de communication bidirectionnel, se divise en deux opérations principales : la lecture (du maître vers l’esclave) et l’écriture (de l’esclave vers le maître). Chaque opération suit des étapes clés distinctes pour assurer une transmission de données fluide et précise

Lecture (Esclave vers Maître) :
  1. Condition de START : La lecture débute par une condition de START initiée par le maître. Nous réalisons cela en abaissant la ligne de données (SDA) à un niveau bas tout en maintenant la ligne d’horloge (SCL) à un niveau haut. Ce signal distinct indique à tous les dispositifs sur le bus que le maître va commencer une nouvelle transmission.
  2. Adresse de l’Esclave et Bit de Lecture : Le maître envoie ensuite l’adresse de l’esclave ciblé sur le bus. Cette adresse est suivie d’un bit de contrôle, mis à 1 pour indiquer une opération de lecture. Chaque bit est transmis séquentiellement, avec un changement sur le front montant de chaque impulsion d’horloge.
  3. Acquittement (ACK/NACK) : Après avoir reçu son adresse, l’esclave répond par un bit d’acquittement (ACK) si prêt à communiquer, tirant la ligne SDA à un niveau bas pendant un cycle d’horloge. Un non-acquittement (NACK) serait signalé en laissant la ligne SDA haute.
  4. Réception des Données : L’esclave commence alors à envoyer les données au maître, octet par octet.
  5. Acquittement par le Maître : Après la réception de chaque octet, le maître envoie un bit d’acquittement (ACK), en tirant la ligne SDA à un niveau bas, pour signaler à l’esclave de continuer l’envoi des données. Si le maître ne souhaite pas recevoir plus de données, il envoie un non-acquittement (NACK) après le dernier octet reçu.
  6. Condition de STOP : La communication se termine par une condition de STOP. Le maître génère ce signal en passant la ligne SDA de bas à haut alors que la ligne SCL est haute. Ce changement indique la fin de la session de lecture et libère le bus pour d’autres communications
Écriture (Maître vers Esclave) :
  1. Condition de START : Tout comme dans le processus de lecture, l’écriture commence par une condition de START initiée par le maître. Ce signal est généré en abaissant la ligne de données (SDA) à un état bas, tandis que la ligne d’horloge (SCL) est maintenue à un état haut, signalant le début d’une transmission.
  2. Adresse de l’Esclave et Bit d’Écriture : Le maître transmet ensuite l’adresse de l’esclave destinataire, suivie d’un bit de contrôle mis à 0 pour indiquer une opération d’écriture.
  3. Acquittement (ACK/NACK) : L’esclave, après avoir reçu et reconnu son adresse, envoie un bit d’acquittement (ACK) en tirant la ligne SDA à un état bas pendant un cycle d’horloge. Un non-acquittement (NACK) serait indiqué par une ligne SDA maintenue à un état haut.
  4. Envoi des Données par le Maître : Après avoir reçu l’ACK de l’esclave, le maître commence à envoyer les données, octet par octet.
  5. Acquittement par l’Esclave : À la fin de chaque octet transmis, l’esclave acquitte la réception en envoyant un bit d’acquittement (ACK), confirmant ainsi la bonne réception de l’octet. En cas de problème, un NACK peut être envoyé.
  6. Condition de STOP/RESTART : L’opération se termine par une condition de STOP, générée par le maître en passant la ligne SDA de bas à haut pendant que SCL est haut, indiquant ainsi la fin de la transmission et la libération du bus. Si le maître souhaite continuer avec une autre opération d’écriture ou de lecture, il peut générer une condition de RESTART.

Ainsi, cette distinction entre les modes de lecture et d’écriture dans le fonctionnement de l’I2C permet une communication bidirectionnelle efficace entre les dispositifs connectés au bus.

Forces, faiblesses et cas d’usage

Forces :

  • Faible consommation de broches, utilisant seulement deux fils.
  • Permet la communication avec plusieurs esclaves.
  • Configuration et utilisation relativement simples.

Faiblesses :

  • Vitesse limitée comparée à d’autres protocoles comme le SPI.
  • Sensibilité aux interférences sur de longues distances.
  • Complexité croissante avec l’augmentation du nombre d’esclaves.

Cas d’usage : Concernant ses applications, l’I2C brille dans des contextes nécessitant des communications simples et économiques en termes de connectique. Il excelle notamment dans l’intégration avec de petits capteurs, les écrans LCD, et les modules RTC (Real Time Clock). En plus, l’I2C s’avère utile dans les dispositifs de contrôle de température, les systèmes de gestion de batterie, et les contrôleurs de LED pour son efficacité dans les circuits compacts. Cependant, dans les projets nécessitant des transferts de données rapides ou sur de longues distances, il serait préférable d’opter pour d’autres protocoles.”

SPI : Haute Vitesse et Efficacité

Fonctionnement et caractéristiques clés du SPI

Le SPI (Serial Peripheral Interface) se distingue par sa vitesse élevée, faisant de lui un choix privilégié pour les communications rapides. Contrairement à l’I2C, le SPI fonctionne avec quatre fils : MISO (Master In Slave Out), MOSI (Master Out Slave In), SCK (Serial Clock) et SS (Slave Select), permettant une communication full-duplex (envoi et réception simultanés). Malgré sa simplicité et rapidité, le SPI nécessite plus de broches que l’I2C, ce qui peut être un facteur à considérer dans la conception de circuits.

Le GIF présenté ici démontre le fonctionnement typique du SPI, montrant comment le maître contrôle la communication avec l’esclave sélectionné, tout en facilitant un échange de données rapide et direct.

Étapes de la transmission SPI :

  1. Génération du Signal d’Horloge : Le maître démarre la communication en générant un signal d’horloge qui synchronise l’échange de données.
  2. Sélection de l’Esclave : Le maître active l’esclave souhaité en abaissant la ligne SS à un niveau de tension bas.
  3. Échange de Données : Le maître commence par envoyer des données à l’esclave via la ligne MOSI, bit par bit, souvent en commençant par le bit le plus significatif. Parallèlement, l’esclave peut également envoyer des données au maître via la ligne MISO, généralement en commençant par le bit le moins significatif.
  4. Communication Simultanée : Contrairement à un simple modèle de commande et de réponse, SPI permet une communication bidirectionnelle simultanée. Tant que la ligne SS reste activée, le maître et l’esclave peuvent continuer à échanger des données en même temps, permettant ainsi une transmission efficace et rapide des données dans les deux sens.

Avantages, inconvénients et applications

Avantages :

  • Transferts de données rapides et efficaces.
  • Communication full-duplex pour l’envoi et la réception simultanés.
  • Simplicité de la conception et de la mise en œuvre.

Inconvénients :

  • Utilisation de plusieurs broches, ce qui peut être un problème dans des designs à espace limité.
  • Moins efficace pour la gestion de multiples esclaves par rapport à l’I2C.
  • Sensibilité aux interférences à haute vitesse ou sur de longues distances.

Applications : Le SPI est idéal pour des situations nécessitant des transferts de données rapides et fiables, tels que les écrans TFT, les cartes mémoire SD, et les modules de communication sans fil. Son efficacité décroît cependant dans des systèmes complexes avec de nombreux esclaves.

UART : La Solution Universelle

Explication du fonctionnement de l’UART

L’UART (Universal Asynchronous Receiver/Transmitter) est un protocole de communication série largement utilisé pour sa polyvalence et sa simplicité. Contrairement à l’I2C et au SPI, l’UART ne nécessite que deux fils pour fonctionner : TX (transmission) et RX (réception). Ce protocole permet la communication asynchrone, c’est-à-dire sans horloge partagée entre l’émetteur et le récepteur. Les données sont organisées en paquets, chaque paquet contenant un bit de début, 5 à 9 bits de données, un bit de parité optionnel, et un ou deux bits de fin​​.

Mode opératoire détaillé de l’UART

  1. Ligne de Transmission en État Haut : Habituellement, la ligne de transmission est maintenue à un niveau de tension élevé en l’absence de transmission de données​​.
  2. Démarrage de la Transmission : Pour commencer la transmission, l’UART émetteur tire la ligne de transmission de haut en bas pendant un cycle d’horloge. Le récepteur UART détecte ce changement de tension et commence à lire les bits à la fréquence du taux de baud.
  3. Baud Rate : Le taux de baud, qui mesure la vitesse de transfert de données, doit être approximativement le même pour les deux UARTs. Les taux de baud les plus courants sont 9600, 19200, 38400, 57600 et 115200 bits par seconde. La différence de taux de baud entre les deux UARTs ne doit pas dépasser 10%​​.
  4. Trame de Données : La trame contient les données réelles transférées, généralement envoyées avec le bit le moins significatif en premier​​.
  5. Bit de Parité : Le bit de parité est utilisé pour la détection d’erreurs. Il permet à l’UART récepteur de déterminer si des modifications sont survenues pendant la transmission​​.
  6. Bits de Fin : Pour signaler la fin du paquet de données, l’UART émetteur remonte la ligne de transmission à un niveau élevé pendant au moins deux durées de bit​​.

Avantages, inconvénients et applications

Avantages :

  • Simplicité avec seulement deux fils nécessaires.
  • Flexibilité due à l’absence de nécessité d’un signal d’horloge.
  • Utilisation de bit de parité pour la détection d’erreurs.

Inconvénients :

  • Limitation de la taille de la trame de données à un maximum de 9 bits.
  • Inadapté pour les systèmes à multiples esclaves ou maîtres.
  • Exigence d’un taux de baud similaire pour une communication fiable.

Applications :

L’UART est largement utilisé pour des communications point à point dans divers domaines :

  • Connexions entre Microcontrôleurs et Périphériques : Pour des échanges de données simples et directs.
  • Modules GPS et Interfaces Série avec Ordinateurs : Pour des communications fiables et à faible complexité.
  • Machines Industrielles : L’UART est couramment employé dans les équipements industriels pour des communications robustes.
  • Utilisation des Standards RS (comme RS-232, RS-485) : Ces standards permettent une communication UART sur de plus longues distances et offrent la possibilité de créer des réseaux multi-esclaves à l’aide de transceivers appropriés, augmentant ainsi la flexibilité et l’étendue des applications de l’UART.

Analyse Comparative : I2C vs SPI vs UART

Tableau comparatif : vitesse, complexité, utilisation, et duplex

CaractéristiqueI2CSPIUART
VitesseMoyenne (jusqu’à quelques Mbit/s)Élevée (plusieurs Mbit/s à quelques dizaines de Mbit/s)Modérée (inférieure à celle du SPI)
ComplexitéModérée (2 fils, gestion de plusieurs esclaves)Modérée à élevée (4 fils, full-duplex)Modérée (2 fils, full-duplex)
UtilisationIdéal pour les communications à courte distance avec plusieurs périphériquesParfait pour les transferts rapides de donnéesAdapté aux communications série simples et à longue distance
DuplexHalf-duplex (communication bidirectionnelle mais pas simultanée)Full-duplex (communication bidirectionnelle simultanée)Full-duplex (communication bidirectionnelle simultanée)

Conseils pour choisir le protocole adapté à votre projet

  1. Vitesse de communication : SPI pour la rapidité, UART pour la flexibilité, et I2C pour les configurations moins exigeantes en vitesse.
  2. Conception du circuit : I2C pour une gestion efficace de l’espace avec plusieurs périphériques, SPI pour la performance dans les designs plus vastes, et UART pour la simplicité et la polyvalence.
  3. Distance et environnement de communication : UART est robuste sur de longues distances, tandis que l’I2C est mieux adapté aux distances courtes.
  4. Exigences de duplex : SPI et UART offrent des capacités full-duplex, tandis que l’I2C est limité au half-duplex.

En considérant ces éléments, vous serez mieux équipé pour choisir le protocole qui répondra le mieux aux exigences de votre projet.

Conclusion

À travers cet article, nous avons exploré les subtilités et les spécificités des trois protocoles de communication majeurs : I2C, SPI et UART. Chacun d’eux présente un équilibre unique entre vitesse, complexité, utilisation et capacités duplex, offrant ainsi des solutions variées pour les défis de communication dans les projets électroniques.

  • L’I2C se distingue par sa simplicité et sa capacité à gérer plusieurs esclaves avec un minimum de broches, le rendant idéal pour les configurations à courte distance.
  • Le SPI, avec sa haute vitesse et son mode full-duplex, est parfait pour des transferts de données rapides et efficaces dans les systèmes où l’espace n’est pas un enjeu majeur.
  • L’UART, polyvalent et robuste, brille dans les communications à longue distance et les configurations moins exigeantes en termes de vitesse.

En comprenant les forces et les limites de chaque protocole, vous pouvez choisir celui qui correspond le mieux aux exigences de votre projet. Nous vous encourageons vivement à expérimenter avec ces protocoles et à approfondir vos connaissances. La pratique et l’exploration sont les clés pour maîtriser ces outils indispensables de la communication électronique.

N’oubliez pas que l’apprentissage et l’innovation vont de pair. En 2024, avec les avancées technologiques constantes, la maîtrise de ces protocoles vous ouvre un monde de possibilités dans le domaine de l’électronique et de l’informatique embarquée. Alors, lancez-vous, expérimentez et découvrez le potentiel infini de la communication entre dispositifs !

Ressources Supplémentaires

En plus des informations ci-dessus, voici une liste mise à jour de ressources en anglais et en français sur les protocoles I2C, SPI et UART, offrant un mélange de perspectives et d’approfondissements :

  1. Article sur element14 Community (en anglais) :
    • Titre : “An Introduction to the UART, SPI, and I2C Communications Protocols”
    • Description : Un article de base pour comprendre les protocoles UART, SPI et I2C.
    • Lien : Visiter l’article​.
  2. Blog sur Seeed Studio (en anglais) :
    • Titre : “UART vs I2C vs SPI – Communication Protocols and Uses”
    • Description : Un blog qui explore les différences entre UART, I2C et SPI, ainsi que leurs utilisations.
    • Lien : Visiter le blog​.
  3. Article sur Moussasoft (en français) :
    • Titre : “Les protocoles de communication SPI, I2C et UART”
    • Description : Une introduction aux protocoles SPI, I2C et UART, en français.
    • Lien : Lire l’article​.
  4. Article sur Passion Électronique (en français) :
    • Titre : “[Intro] Protocoles de communication série : UART, I2C et SPI”
    • Description : Un guide introductif sur les protocoles de communication série.
    • Lien : Découvrir l’article​.
  5. Cours sur OpenClassrooms (en français) :
    • Titre : “Communiquez en série – Développez en C pour l’embarqué”
    • Description : Un cours en ligne détaillé sur la communication série, incluant UART, SPI et I2C.
    • Lien : Accéder au cours​.

En plus des sources externes, explorez nos articles internes pour une compréhension plus approfondie

  1. Les Fondamentaux des Systèmes Embarqués : Un Guide pour les Débutants
    • Lire l’article
    • Découvrez les bases des systèmes embarqués et leur importance dans la technologie moderne.
  2. Intelligence Artificielle Embarquée : L’Évolution des Systèmes Électroniques
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7 réflexions sur “Comprendre et Sélectionner en 2024 : I2C, SPI, UART Expliqués”

    1. Vi suas animações fazendo a explicação no Instagram aqui no Brasil, muito bom o seu trabalho ficou muito bom mesmo.
      Gastei um tempão procurando pois não tinha salvo no Instagram, achei agora no Google. Vou correndo seguir seu Instagram agora!

  1. Hmm is anyone else having problems with the pictures on this blog loading?
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    on my end or if it’s the blog. Any responses would be
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